30e dimanche du temps per annumLaetetur cor quaerentium Dominum : 
quaerite Dominum, et confirmamini :

quaerite faciem eius semper.
Ps. : Confitemini Domino, et invocate nomen eius : 
annuntiate inter gentes opera eius.

Que le cœur de ceux qui cherchent le Seigneur se réjouisse : 
cherchez le Seigneur, et soyez affermis : 
cherchez sans cesse sa face. (Psaume 104, 3, 4)
Ps. : Acclamez le Seigneur, et invoquez son nom: 
annoncez ses œuvres parmi les nations. (Psaume 104, 1)

"Deux thèmes spirituels se conjuguent dans le texte de ce bel introït : la joie et la recherche de Dieu. La joie comme récompense ; la recherche de Dieu comme l'activité privilégiée qui mérite cette récompense.

Avant d'être un thème privilégié de la spiritualité monastique,« quærere Deum »est un thème scripturaire. Les psaumes, en particulier, utilisent abondamment cette expression ou d'autres analogues. Le verbe chercher est mis en relation, dans l'Écriture, avec différents compléments : Dieu, bien sûr, son visage, sa gloire, sa volonté, sa loi, ses commandements, sa justice, son royaume mais aussi la sagesse, le bien, etc.... " Lire la suite >>>

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In Gaudeamus ToussaintLa fête de tous les saints a ses origines diverses et diversifiées.
La première origine remonte au IV siècle dans l'Église Orientale qui honore le dimanche après la Pentecôte ses saints martyrs. Il en est ainsi pour Rome au Ve siècle
Au VIIIe siècle le pape Grégoire III introduit cette fête à Rome  et l'étend à Tous les Saints et fixe la date du 1er novembre. C'est le pape Grégoire IV qui l'étend au monde entier vers 835-837. (Source Wikipédia)

"Je vis une grande multitude que nul ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de toute langue ; elle se tenait devant le trône, vêtue de robes blanches, des palmes à la main ; de ses rangs s’élevait une acclamation puissante : Gloire à notre Dieu" (Apoc. 7, 9-10) !

Le temps n’est plus ; c’est l’humanité sauvée qui se découvre aux yeux du prophète de Pathmos. Vie militante et misérable de cette terre (Job 7, 1), un jour donc tes angoisses auront leur terme. Notre race longtemps perdue renforcera les chœurs des purs esprits que la révolte de Satan affaiblit jadis ; s’unissant à la reconnaissance des rachetés de l’Agneau, les Anges fidèles s’écrie­ront avec nous : Action de grâces, honneur, puissance à notre Dieu pour jamais (Apoc. 7, 11-14)

L'introït Gaudeamus 
Gaudeamus omnes in Domino, diem festum celebrantes sub honore Sanctorum omnium :
de quorum solemnitate gaudent angeli, et collaudant Filium Dei.
Ps Exsultate iusti in Domino, rectos decet collaudatio. (Ps 32, 1)

Réjouissons-nous tous dans le Seigneur en célébrant ce jour de fête en l'honneur de tous les Saints ;
cette fête cause la joie des anges ; ensemble ils louent le Fils de Dieu.

Ps. Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes : hommes droits, à vous la louange

Initialement composé en l'honneur de Sainte Agathe, première vierge martyr est étendu , à cause de sa beauté et donc de sa célébrité à beaucoup de fêtes solennelles. Les mots Agathae Mártyris a été remplacés ici par  Sanctorum omnium. magie du langage, même nombre de syllabes !

L'introït est un hymne à la joie, joie du ciel mais aussi joie sur terre. Composé en mode RE-LA (Mode I) il se décline en deux phrases.
La première est cadencée sur la cadence haute de LA sur les mots Sanctorum omnium, l'objet de notre attention de ce jour !
La deuxième est cadencée sur la finale normale RE du mode RE-LA trouve ses points culminants sur l'accent TATE de SolemniTAte et sur LAUdant de Collaudant  et explicite la joie du ciel, celle des anges !

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Bonne fête de tous les Saints

 

commémoration des fidèles défuntsLe lendemain de la fête de tous les Saints l'Eglise fait mémoire de tous les Fidèles Défunts et prie pour eux qui attendent leurs heures d'être délivrés et d'être élevés au ciel.

"Le chant d’entrée de la messe pour les défunts rayonne doucement sur toute la liturgie qui leur est consacrée. Les thèmes du repos et de la lumière gouvernent les deux phrases mélodiques qui constituent cet introït célèbre. La prière de l’Église s’élève vers le Ciel en faveur de toutes celles et de tous ceux qui ont quitté notre terre et qui ne sont pas admis encore aux jouissances de la béatitude éternelle, dans le face-à-face inconcevable de la créature avec son Dieu.
L'amour purificateur
Placées dans le creuset de l’amour purificateur, les âmes de nos défunts sont peu à peu rendues aptes à cette union mystique qui fera leur bonheur à tout jamais. Elles sont déjà plongées dans l’amour, mais dans l’amour qui fait mal parce qu’il ne souffre aucune impureté, aucun partage, aucun empêchement au don total. Elles aiment, elles espèrent, elles savent que leur espérance ne sera pas déçue. Elles entrevoient déjà la lumière et le repos, au bout de leur peine et de leur ardent désir.

Des élans sereins et progressifs
Le 6e mode choisi par le compositeur exprime tout cela dans sa sobriété presque enfantine. Les élans sereins mais progressifs qui soulèvent les mots de paix de la première phrase (*), puis les mots de lumière de la seconde phrase, traduisent cette ouverture confiante des âmes du Purgatoire à l’envahissement du divin dans leur être. La mélodie grégorienne entrevoit seulement mais respecte souverainement ce mystère d’amour de l’au-delà. Elle rejoint le silence de nos défunts. Un silence qui voile à nos yeux la plénitude d’acte et la fulgurance de la clarté cachées derrière les pauvres mots humains (« requiem », « lux ») de notre prière. Léon Bloy a compris cela, lorsqu’il dit dans Celle qui pleure :

« requiem æternam dona eis Domine, c’est-à-dire : donnez à ces âmes, Seigneur, d’entrer dans la bataille infinie où chacune d’elles, comme une cataracte retournée, vous assiégera éternellement ». (Source https://www.hommenouveau.fr/784/culture/a-la-decouverte-du-gregorien---requiem.htm)

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