Dès le lendemain de la solennité de la Pentecôte nous entrons dans un nouveau cycle de 26 semaines du temps ordinaire ou PER ANNUM, durant lesquelles l'Esprit de la Pentecôte restera présent dans l'Eglise. Il débute avec deux fêtes d'exception, deux solennités :
- Celle de la Très Sainte Trinité, fondement de notre foi en Dieu trine : Père, Fils et Saint-Esprit
- Celle ensuite du Corps et du Sang du Christ, connue comme la Fête-Dieu .
Apres ces deux grandes fêtes suivent une série de 24 dimanches dits du Temps Ordinaire.
Nous présentons semaine après semaine, une description sommaire, des liens pour que vos puissiez lire et méditer des textes et vous imprégner des chants
In voluntate tua, Domine, universa sunt posita, et non est qui possit resistere voluntati tuae : tu enim fecisti omnia, caelum et terram, et universa quae caeli ambitu continentur : Dominus universorum tu es.
Ps. : Beati immaculati in via : qui ambulant in lege Domini.
En ta volonté, Seigneur, toutes choses sont placées, et il n’est personne qui puisse résister à ta volonté :
car c’est toi qui as tout créé, le ciel et la terre, et tout ce qui est contenu sous la voûte du ciel : le Seigneur de toutes choses, c’est Toi.
Ps : Heureux les immaculés sur la voie : ceux qui marchent dans la loi du Seigneur !
Cet introït est "une méditation, une pure description, un regard contemplatif dont l’étendue et l’immobilité trouvent une expression modale et mélodico-rythmique analogue à celle d’autres introïts à portée « universelle »: misericordia Domini du 4e dimanche de Pâques et Omnis terra du 2e dimanche du Temps Ordinaire.
On remarquera en effet que ces trois pièces chantent pareillement une universalité, une totalité, une plénitude: extension universelle de la miséricorde (Misericordia), extension universelle de 1a louange (Omnis terra), extension universelle du domaine seigneurial sur la création (In voluntate tua).
Par la modestie de son ambitus mélodique, confinant à une simple trémulation, In voluntate tua s’apparente également à Resurrexi de Pâques. Au demeurant, les deux pièces, sensiblement planes, ne célèbrent-elles pas l'un et l'autre un « posé» ?
Posé de la main du Père sur le Ressuscité pour celle-ci (posuisti super me manum tuam).
Posé de toute chose dans la volonté du Seigneur pour celle-là (in volunte tua universa sunt posita).
Sans doute ce dernier verbe au passif -- posita sunt -- est-il au cœur du message théologique délivré par l’introït de ce jour. au point d’irradier, s‘il se peut dire, sa matière et sa manière musicale elles-mêmes. statiques, il est vrai, mais traversées, comme le ciel et la terre dont elles évoquent la genèse. par une très foncière émotion : l’émotion profonde dont seules sont capables les choses immobiles. comme elles sont aussi ls seuls à la provoquer en nous.
Hymne à l’univers envisagé dans la main qui le saisit sans l’étouffer, hymne à la Volonté qui met au large cela même qu’elle enserre et qui rend spacieuse la condition de cela même qu‘elle limite. D’ailleurs, se pourrait-il il que l’on contemplât l’univers comme tel. n’était cette Volonté dans laquelle on le sait -- on le croit embrassé, sinon par la «fenêtre» de la Volonté que ce chant (subtile leçon métaphysique) érige immédiatement au regard autant qu’à l'oreille? Car il n’æt de célébration véritable de l’univers que dans la confession expresse du Dieu personnel en qui il repose, comme il n’est d’immensité perceptible que dans l’intuition de la Forme qui la contient. Hymne au posé, donc, au reposé, à la position dc toutes choses en Dieu.
De toutes choses : de tout homme aussi.
De tout homme vivant. capable de résister à l’irrésistible sinon pourquoi dirait-on. justement ici. que «nul ne peut lui résister» ? Et non est qui possit resistere voluntate tua.
Position, finalement dans la Volonté même, de toute volonté libre. à son image.
Et c’est dans le consentement de cette Volonté même - in Voluntate tua que toute volonté libre trouve à son tour la possibilité d'un défouiemem. d’un défoulement sans limite : quelque chose dont la contemplation de l‘horizon - caelum et terram et universa -- donne à la fois le pressentiment et le désir. Car c'est seulement à l'abri de l'Infini -- in voluntate tua -- que nous pouvons nous essayer à être infini nous mêmes. (Frère François Cassingena-Trévidy - Chante et marche Vol 3)
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Si iniquitates observaveris Domine, Domine quis sustinebit ?
Quia apud te propitiatio est, Deus Israel. (Ps 129, 3.4)
Ps. : De profundis clamavi ad te, Domine : Domine, exaudi vocem meam. (Ps 129, 1.2)
Si tu retiens nos iniquités, Seigneur, Seigneur, qui pourra subsister ? Car près de Toi est le pardon, Dieu d'Israël.
Ps. : Des profondeurs j’ai crié vers Toi, Seigneur : Seigneur, exauce ma voix.
"Cet introït assez bref est emprunté à un psaume célèbre, le De profundis, qui est surtout connu pour avoir amplement fourni matière à la prière de l’Église dans la liturgie des défunts. Il a aussi été retenu par l’Église dans la liste des sept psaumes de la pénitence.
C'est un psaume de confiance dans le pardon divin qui convient bien, effectivement, à l'âme placée en situation d'extrémité, que ce soit celle de la vie corporelle ou celle de la vie spirituelle. Le mourant comme le pécheur, conscients d'être plongés dans les ténèbres ou dans les profondeurs morales de la réalité humaine, se tournent, dans un ultime recours, vers le Seigneur qui est tout puissant et qui aime.
Ce psaume est un bel acte de foi en la puissance de salut qui se trouve en Dieu seul, puissance de salut qui est aussi puissance de pardon... " Lire la suite >>>
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Respice in me et miserere mei, Domine: quoniam unicus et pauper sum ego: vide humilitatem meam et laborem meum: et dimitte omnia peccata mea, Deus meus.
Ps. : Ad te, Domine, levavi animam meam: Deus meus, in te confido, non erubescam.
Rappelle-toi, Seigneur, ton alliance, et n'oublie pas pour toujours la vie de tes pauvres. Lève-toi, Seigneur, défends ta cause, et n'oublie pas les cris de ceux qui te cherchent.
Ps. : Pourquoi, Dieu, nous rejeter pour toujours, pourquoi cette fureur contre les brebis de ton pâturage ?
Respice Rappelle-toi ; Ce mot revient fréquemment dans la liturgie. En ce jour dans l'introït il sonne non pas pour l'individu ME (moi) mais pour tout un peuple. Rappelle-toi de ton Alliance ! Pour aller plus loin >>>
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Laetetur cor quaerentium Dominum : quaerite Dominum, et confirmamini : quaerite faciem eius semper.
Ps. : Confitemini Domino, et invocate nomen eius : annuntiate inter gentes opera eius.
Que le cœur de ceux qui cherchent le Seigneur se réjouisse : cherchez le Seigneur, et soyez affermis : cherchez sans cesse sa face. (Ps. 104, 3, 4 zt 1)
Ps. : Acclamez le Seigneur, et invoquez son nom: annoncez ses œuvres parmi les nations.
"Deux thèmes spirituels se conjuguent dans le texte de ce bel introït : la joie et la recherche de Dieu. La joie comme récompense ; la recherche de Dieu comme l'activité privilégiée qui mérite cette récompense.
Avant d'être un thème privilégié de la spiritualité monastique,« quærere Deum »est un thème scripturaire. Les psaumes, en particulier, utilisent abondamment cette expression ou d'autres analogues. Le verbe chercher est mis en relation, dans l'Écriture, avec différents compléments : Dieu, bien sûr, son visage, sa gloire, sa volonté, sa loi, ses commandements, sa justice, son royaume mais aussi la sagesse, le bien, etc.... "
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