Quarante jours ( les dimanches ne sont pas comptés dans ces 40 jours) avant Pâques, l'Eglise, par sa Sainte Liturgie, nous fait entrer dans une période de préparation à fêter la Résurrection du Christ. L'institution de ce jeûne solennel remonte aux premiers temps du Christianisme. Notre Seigneur Jésus-Christ lui-même l'a inauguré par son exemple, en jeûnant quarante jours et quarante nuits dans le désert ; et s'il n'a pas voulu, dans sa suprême sagesse, en faire un commandement divin qui dès lors n'eût plus été susceptible de dispense, il a du moins déclaré que le jeûne imposé si souvent par l'ordre de Dieu dans l'ancienne loi serait aussi pratiqué par les enfants de la loi nouvelle.(Pour aller plus loin dans cet historique du Carême lire Dom Guéranger en suivant ce lien )

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L’introït Oculi mei du troisième dimanche de Carême est emprunté au septième mode, mais il s’agit ici d’un septième mode recueilli qui n’a pas le flamboiement des grandes pièces. Même quand il s’élève mélodiquement, il garde une certaine réserve et douceur. L’enseignement spirituel de cet introït est très riche pourtant : il nous parle de la prière assidue qui est élévation de l’âme vers Dieu (« mes yeux sont toujours tournés vers le Seigneur ») ; il nous décrit la confiance que suscite la considération de l’œuvre de Salut accomplie par le Christ (« car c’est Lui qui dégagera mes pieds du filet ») ; il évoque l’attitude fondamentale du chrétien vis-à-vis de ce Salut : l’humilité et la petitesse qui oblige Dieu à déployer sa puissance d’amour (« Regardez-moi, Seigneur, prenez pitié de moi, car je suis pauvre et isolé »). Quand le regard de Dieu et le nôtre se croisent, il y a la vie, il y a l’amour, il y a la joie. Notre chant d’entrée est tout imprégné de cette relation d’amour fondée sur un échange assidu de regards.

Tourné vers les hauteurs

D’emblée, l’élévation de l’âme que représente le regard tourné vers les hauteurs, pour exprimer l’acte de la prière, est très bien traduite, avec une grande simplicité (*). Le passage syllabique qui suit immédiatement la quinte initiale, exprime le fait que l’âme, une fois hissée jusqu’au monde de Dieu, s’y établit avec aisance et complaisance. Le mot semper marque de son côté l’assiduité et la chaleur de la relation, que traduisent les épisèmes qui affectent les deux syllabes du mot (*). La mélodie se déploie tout au long de cet introït avec une grâce vraiment particulière et fait de lui un authentique petit chef-d’œuvre, discret mais très profond. (Souce commentaire d père abbé de Triors https://www.hommenouveau.fr/1168/culture/introit-oculi-mei.htm)

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Bon dimanche et bonne semaine

Annonciation ImgArchiveEn plein milieu du Carême et 9 mois jour pour jour avant la nativité du Seigneur l'Eglise fête solennellement l'Annonciation. Cette solennité prime sur les dimanche, sauf si elle a lieu pendant la Semaine Sainte. Dans ce cas elle est reportée au lundi qui suit l'Octave de Pâques.
C'est une des fêtes les plus anciennes, elle est célébrée dans l'Eglise latine à Rome dès le VII s.

L'Introït RORATE CAELI est celui du 4ème dimanche de l'Avent invoquant les Cieux de répandre la rosée et aux nués de faire pleuvoir le Juste. 

Le graduel TOLLITE HOSTIAS emprunt son texte au psaume 23 (Levez vos portes, princes : et élevez-vous, portes éternelles : et le Roi de gloire fera son entrée. V/.Qui montera sur la montagne du Seigneur ? ou qui se tiendra dans son lieu saint ? Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur) dans une mélodie en deuxième mode (LA-DO au lieu de RE-FA, habitué au mode II) avec son ascension au plus haut dans le relatif long mélisme de REX GLORIAE.  Le verset nous conduit vers les hauteur de la montagne de Dieu In montem Domini.

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