imgae temps ordinaireDès le lendemain de la solennité de la Pentecôte nous entrons dans un nouveau cycle de 25 dimanches du temps ordinaire ou PER ANNUM, durant lesquels l'Esprit de la Pentecôte restera présent dans l'Eglise. Ce cycle s'étend de la Solennité de la Sainte Trinité à la Solennité du Christ-Roi de l'Univers qui clore l'année liturgique C

Nous présentons ci-dessous, dimanche après dimanche, une description sommaire, des liens pour que vos puissiez lire et méditer des textes et vous imprégner des chants.

11ème semaine du Temps Ordinaire C, Solennité de la Sainte Trinité, 16 juin 2019

Img In CaritasDei Trinitas C débute vraiment cette deuxième cycle du Temps Per Annum avec la célébration de la Solennité de la Sainte Trinité. L'Eglise nous fait entrer ainsi, après Pâques, où le Christ est ressuscité des morts et la Pentecôte avec la venue du Saint-Esprit, dans le plus grand mystère de notre foi, le mystère de la sainte trinité, Père, Fils et Saint-Esprit.

"Nous avons vu les saints Apôtres, au jour de la Pentecôte, recevoir l’effusion de l’Esprit-Saint, et bientôt, fidèles à l’ordre du Maître (s. Matth. 28, 19), ils vont partir pour aller enseigner toutes les nations, et baptiser les hommes au nom de la sainte Trinité. Il était donc juste que la solennité qui a pour but d’honorer Dieu unique en trois personnes suivît immédiatement celle de la Pentecôte à laquelle elle s’enchaîne par un lien mystérieux. Cependant, ce n’est qu’après de longs siècles qu’elle est venue s’inscrire sur le Cycle de l’Année liturgique, qui va se complétant par le cours des âges." Lire las suite >>>

Les textes des chants de la messe de ce jour commencent tous par les mot benedicta et benedictus (masculin de benedicta) sauf l'Introït pour l'année C CARITAS DEI qui emprunte son texte à l’Épître aux Romains en chapitre 5 verset 5 : L'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs, par son Esprit qui habite en nous, Cet même introït est utilisé pour la Vigile de la Pentecôte

  • benedicta, pour l'introït (des années A et B) qui est tiré du livre de Tobie au chapitre 12, verset 6 ou
  • benedictus pour tous les autres : graduel, alléluia, offertoire et communion où les textes proviennent soit de Daniel chapitre 3, cantique des trois jeunes gens, soit du livre de Tobie toujours au chapitre 12, verset 6

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12e dimanche du Temps Ordinaire C, 23 juin 2019 : Solennité du Très Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Fête-Dieu)

In CibavitEos Populairement appelée la Fête-Dieu. Célébrée pour la première fois dans le diocèse de Liège en 1247, étendue à l’Église universelle en 1264 par le pape Urbain IV, mais c’est surtout au siècle suivant qu’elle fut mise en oeuvre par deux autres papes français : Clément V († 1314) et Jean XXII († 1334)

"Une grande solennité s'est levée sur le monde : la Fête-Dieu, ainsi l'ont appelée nos pères ; vraiment fête de Dieu, mais aussi fête de l'homme, étant la fête du Christ-médiateur présent dans l'Hostie pour donner Dieu à l'homme et l'homme à Dieu. L'union divine est l'aspiration de l'humanité ; à cette aspiration, ici-bas même, Dieu a répondu par une invention du ciel. L'homme célèbre aujourd'hui cette divine merveille." (Dom Guéranger dans l'année liturgique)

 L'introït emprunt son texte au psaume 80  (Versets 17, 2, 3 et 11) où il est question de nourriture que Dieu procure pour son peuple qu'il a fait sortir d’Égypte "Il les a nourris de la fleur du froment, alléluia, il les a rassasiés du miel qui coule du rocher, alléluia." (Verset 17)
La mélodie en mode 2 (RE-FA) se suspendant à la corde aiguë FA et implorant, sait chanter le privilège de nourriture spirituelle (D'après Les modes grégoriens de Dom Saulnier page 58). On remarquera aussi le triple Alléluia final reprend son droit pour cette fête. Le Corps du Christ, nourriture pascale pour le nouveau peuple Israël.

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Solennité de la Nativité de Saint Jean-Baptiste, 24 juin

NaissanceJBaptiste

« Voix de celui qui crie dans le désert: Préparez les sentiers du Seigneur ; voici votre Dieu (Is 50, 3.9) ! »
Oh ! qui, dans notre siècle refroidi, comprendra les transports de la terre à cette annonce si longtemps attendue ? Le Dieu promis n'est point manifesté encore ; mais déjà les cieux se sont abaissés (Ps 17, 10) pour lui livrer passage. Il n'a plus à venir, celui que nos pères, les illustres saints des temps prophétiques, appelaient sans fin dans leur indomptable espérance. Caché toujours , mais déjà parmi nous , il repose sous la nuée virginale près de laquelle pâlit pour lui la céleste pureté des Chérubins et des Trônes; les ardeurs réunies des brûlants Séraphins se voient dépassées par l'amour dont l'entoure à elle seule , en son cœur humain, l'humble fille d'Adam qu'il s'est choisie pour mère. La terre maudite, devenue soudain plus fortunée que l'inexorable ciel fermé jadis à ses supplications, n'attend plus que la révélation de l'auguste mystère; l'heure est venue pour elle de joindre ses cantiques à l'éternelle et divine louange qui, dès maintenant, monte de ses profondeurs , et, n'étant autre que le Verbe lui-même , célèbre Dieu comme il mérite de l'être. Mais sous le voile d'humilité où , après comme avant sa naissance, doit continuer de se dérober aux hommes sa divinité, qui découvrira l'Emmanuel ? Qui surtout, l'ayant reconnu dans ses miséricordieux abaissements, saura le faire accepter d'un monde perdu d'orgueil, et pourra dire, en montrant dans la foule le fils du charpentier (Mt 13, 55) : Voilà celui qu'attendaient vos pères ! (Dom Guéranger, Année Liturgique). Lire la suite 

La vigile (le vendredi soir) et